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Le RELUTET est également membre du réseau régional de lutte contre la traite des enfants mis en place à Grand Bassam, regroupant neuf pays de la sous-région et coordonné par l’ONG Wao Afrique.
Les problématiques relatives aux phénomènes de traite des enfants sont de plus en plus « régionalisées », puisque le problème est largement sous-régional et c’est en travaillant de manière cohérente et concertée que les organisations de la société civile et les gouvernements parviendront à endiguer ce fléau. Ainsi, de plus en plus d’organisations pensent leurs projets de lutte contre la traite des enfants directement à l’échelle de la région Afrique de l’Ouest et du Centre et développent des actions transversales dans plusieurs pays.
En juillet 2006 à Abuja, lors de la conférence ministérielle CEDEAO/CEAAC, un plan d’action conjoint 2006-2009 de lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre a été adopté.
Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de l’Accord multilatéral de coopération régionale de lutte contre la traite des personnes, signé lors de cette conférence.
En mai 2007, un séminaire sur l’assistance aux victimes de la traite des êtres humains en Afrique de l’Ouest et du Centre a été organisé à Dakar par la DGCID et le bureau régional du BIT.
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Atelier sous régional, Lomé, 3-5 novembre 2008 |
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Alors que le Togo entre dans une nouvelle phase de son histoire sociopolitique, il paraît important que le pays puisse dès à présent se positionner comme chef de file dans la lutte contre la traite des enfants et anime la dynamique d’échanges sous-régionaux enclenchée à Abuja.
Ce séminaire de 3 jours organisé par le RELUTET avec l’appui financier de l’Ambassade de France au Togo et de l’UNICEF Togo a réuni 10 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée Conakry, Mali, Niger, Nigéria, Togo).
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En abritant ce séminaire sous-régional, le Togo a multiplié les opportunités :
=} d’appropriation des stratégies existantes en matière de lutte contre la traite des enfants
=} d’échanges et de capitalisation des expériences, des moyens et difficultés dans la lutte contre la traite des enfants
=} d’interrogation des différentes approches et analyses qui sous-tendent les stratégies de lutte contre la traite des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre
=} de construction d’un plaidoyer commun
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Thématique |
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La thématique centrale « L’articulation des stratégies nationales et régionales de lutte contre la traite des enfants » s'est déclinée en sous-thèmes transversaux :
- Les différents vecteurs et modes d’articulation entre stratégies nationales et sous-régionales : les stratégies nationales de lutte contre la traite des enfants doivent d’une part s’inscrire dans un cadre stratégique plus global, élaboré au niveau sous-régional, et d’autre part tenir compte des particularités de chaque pays.
- Les analyses et approches qui sous-tendent les stratégies de lutte contre la traite des enfants : avant même d’élaborer des stratégies, il est important d’avoir un positionnement institutionnel et éthique défini. Comme pour les stratégies, il s’agit d’analyser ici les points d’articulation entre différentes approches qui peuvent paraître contradictoires mais qui souvent se complètent.
- Les raisons, les difficultés, les moyens de distinguer traite, mobilités, migrations : ces distinctions ayant des conséquences en terme d’approche et donc de stratégie, il est important de profiter de cette occasion pour partager et échanger sur les récentes études et réflexions autour de ces thématiques et leur imbrication.
- Les modes de coopération entre les différents acteurs de lutte contre la traite des enfants : il s’agit aussi bien du travail en réseau que des partenariats noués entre institutions publiques et société civile ou encore de la collaboration entre les différents bailleurs intervenant dans le domaine
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Participants |
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Les réseaux associatifs de lutte contre la traite et le travail des enfants des 10 pays étaient représentés à cet atelier.
Le Bénin, le Ghana, le Burkina Faso, la Guinée, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Mali et le Togo ont été identifiés comme des pays particulièrement touchés par la traite interne et transfrontalière des enfants. De plus, les axes reliant ces pays abritent régulièrement des trafics de personnes, en particulier d’enfants.
Outre ces participants, des représentants des bureaux régionaux de certaines organisations telles que l’UNICEF, Plan, Terre des Hommes, la GTZ, la Croix Rouge, ont pris part à la manifestation.
Enfin, des personnes ressources présentes au Togo ont également participé aux travaux, notamment les services techniques des institutions togolaises concernées par la thématique.
Au total, le séminaire a réuni une cinquantaine de personnes.
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Activités |
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Les activités de l’atelier se sont articulées principalement autour de :
- conférences-débats
- exposés
- tables rondes
- débats techniques
Mais aussi :
- une projection de film, suivie de débats.
- des stands mis à disposition des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la traite des enfants, pour présenter leurs activités.
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